Bulletin d'information août 2019

Cher (e)s Membres, Ami(e)s et Sympathisant(e)s,

Bonjour !

Libre opinion !

De la lutte de classes à la lutte de places : quel combat pour la politique d’intégration ?

Très souvent, pendant les discussions entre membres d’un groupe de travail, d’un parti politique, ou lors d’une conférence ou un colloque ; quand on parle d’une intégration réussie, on fait allusion au travail. Mais qu’entendons-nous par travail ? Depuis 2017, on parle beaucoup d’activités bénévoles. Le bénévolat, doit-il être considéré comme un travail ? Oui, dans le sens où il aide à construire son estime de soi, de militer pour une cause, de construire du lien social et valorise la personne. Mais peut-il faire vivre une famille ? Un foyer ? C’est NON. Ne nous voilons pas la face, il y a un revers de la médaille, pour plusieurs personnes à fleur de l’âge, derrière le bénévolat, il y a une attente qui malheureusement engendre la frustration. Donc lorsqu’on parle du travail comme facteur d’une intégration réussie, on fait allusion à un travail rémunéré qui permet à nourrir sa famille, son foyer, à payer ses factures etc.

Comme lutte politique, la lutte de classes est prise par Denis Crowch pour contrer le réformisme social-démocrate et Lénine reprend la conception marxienne du développement du prolétariat en une classe révolutionnaire dans le cours de la lutte des classes. Il insiste sur le fait que l’action en tant que classe du prolétariat implique que sa lutte devienne une lutte politique contre le pouvoir de la classe bourgeoise en tant que telle. Mais il n’associe pas comme Marx à cette conception une critique des limites de l’intervention politique et l’idée que pour une dictature prolétarienne le pouvoir politique n’est qu’un moment ouvrant sur une transformation sociale bouleversant les rapports de production.

Aujourd’hui ces rapports de production, ne semblent-ils pas faire le lit de la lutte de places car le travail s’obtient parce qu’on a un réseau, on connait du monde, on est un semblable, on a une bonne apparence etc. Et ceux qui n’ont pas des réseaux ou ne sont pas nos semblables, dont on peut douter du savoir-faire, du savoir-vivre ou encore dont on ne peut avoir la certitude de tenir à l’œil ? Et ceux-là, sont en majorité ceux qui doivent être intégré car ils proviennent d’une autre civilisation ( Morano dixit), et géographiquement du tiers-monde. Face à cela, faut-il que les instances de la politique d’intégration deviennent encore des instances de placement ? Comment peuvent-elles ajuster leur combat face à cette réalité au lieu d’être dans le déni, circulez, il n’y a rien à voir ! !!

                                                                                                                                              Didier NSASA

Rentrée septembre 2019


Toutes les activités, qu’il s’agisse de l’accompagnement associatif, accompagnement projet ou de l’Espace-formation reprennent après la pause estivale la rentrée conformément au calendrier du Département de formation et jeunesse et planifié le 26 août.

 

Journée interculturelle

 

Le samedi 28 septembre, la fédération avec des associations membres et certains partenaires organisent une journée interculturelle Festi-Kultura :  :

  FESTI KULTURA

Vernier Village Ecole

Route de Vernier, 200

1214 Vernier

De 14h à 22h.

 

A l’occasion de cette de cette journée sera menée un échange sur la participation citoyenne dans une commune populaire comme vernier. Cette réflexion trouve sa place dans l’élan de la rentrée et suite aux enjeux politiques qui sont devant nous, marqué par l’élection fédérale et les élections communales de 2020. Nous invitons les associations qui veulent participer à cette journée de se joindre à nous en appelant au 022 340 7111.

 

Forum Romand sur l’interculturalité  

Le mercredi 2 Octobre aura lieu notre traditionnel Forum sur l’interculturalité dont le thème de réflexion sera :

Le regroupement familial entre parents et enfants : défis et enjeux.


Dans nos différents cadres professionnels (travail social, éducation sociale, animation socioculturelle, enseignement, santé, soutien psychologique, soutien juridique, médiation, police, etc.), il nous arrive d’être confrontés à des regroupements familiaux entre des parents résidant à Genève et leurs enfants restés à l’étranger qui avaient été élevés par les membres de famille proche ou élargie.


Certains de ces regroupements familiaux se déroulent bien et passent complètement inaperçus ; en revanche, d’autres sont plus problématiques et suscitent de nombreux questionnements. Quel accueil les familles réservent à ces jeunes et quel est l’accompagnement dont ils bénéficient dans le processus d’intégration ? Certains professionnels ont des bouts de réponses, des bouts de solutions, d’autres n’en n’ont pas et, disent-ils, « bricolent » de leur mieux avec les connaissances et les outils à leur disposition. La réponse donnée varie fortement et certains professionnels travaillent seuls, d’autres en réseau.


Quand le regroupement familial se passe mal, des parents sont confrontés à leurs jeunes qui se rebellent violement ou qui se replient sur eux-mêmes. Ils ne comprennent pas ce qu’il leur arrive. Ils se sentent démunis et trahis par leurs propres enfants pour qui, disent-ils, « ils se sont tant sacrifiés ». Des professionnels sont aussi confrontés dans les écoles et dans les structures socio-éducatives à ces mêmes jeunes qui font exploser certains cadres ou qui mettent en échec toutes tentatives d’intervention. D’autres encore, dans les structures pour jeunes adultes, sont confrontés à des jeunes qui viennent demander de l’aide sociale dès leur majorité car ils ont été mis à la porte par leurs parents ou parce qu’ils ont décidé de claquer la porte de leur foyer. Parfois, ces jeunes parfois sont aussi en échec scolaire. Cette journée se passer à la haute école de travail social dont l’adresse est la suivante :


HETS-Genève

Rue Prévost-Martin 28

1205 Genève

Axe Formation

Dès le 2 septembre 2019, la rentrée scolaire sera assurée pour tous nos ateliers de formation.

  1. Espace jeunes Espoir

La question des jeunes migrant.e.s en rupture ou récemment arrivé.e.s  est  traitée de plusieurs manières. Sortant du débat, nous avons répondu par le programme Espace Jeunes Espoir. Initialement conçu pour aider les jeunes à retrouver les réflexes scolaires avec un programme complet de remise à niveau.

Avec le recul, la prise de conscience du fait que ces jeunes, tout en ayant des problèmes spécifiques, ils/elles sont d’abord de jeunes. Comme tous les jeunes, au-delà des cours, ils veulent vivre comme les autres jeunes. De ce fait, durant l’année 2019, en tant qu’Espace, nous souhaitons développer les activités, à travers lesquelles, ils/elles investissent cet espace et mettent en exergue leur capabilité.

  1. Cours intensif de français et renforcement scolaire

Les jeunes qui souhaitent s’insérer dans le programme Espace jeunes Espoir, mais dont le niveau ne permet pas de le faire, un cours de renforcement de français. Il est nécessaire d’assurer l’inscription avant le 2 septembre 2019, jour de la rentrée, les places sont limitées. La priorité est accordée aux détenteurs de permis F et B. Les cours se passent les mardis et jeudis.

Soutien et aide aux devoirs

L’aide aux devoirs reprend également durant la semaine du 3 septembre. Merci aux parents d’assurer les inscriptions avant cette date.  

  Bonne rentrée à tous !!!