Bulletin d'information juin 2018

Cher (e)s Membres, Ami(e)s et Sympathisant(e)s,

Bonjour !

Libre opinion !

Contexte et enjeux

La crise migratoire est très liée au processus de mondialisation.  Cependant, elle n’est pas perçue, vécue et interprétée de la même façon. Les personnes sujets de l’immigration sont nommées selon les politiques et les conditions d’accueil. Tantôt, refugié.e.s politiques, refugié.e.s économiques, refugié.e.s environnementaux, expatrié.e.s, frontalier.e.s etc. Tous étrangers mais les uns se sentant parfois plus légitimes que les autres. Comment cela est-il possible ?

Les déterminants de cette appréciation peuvent dépendre de plusieurs facteurs : la fortune, la précarité, les différences d’origine et de la provenance. Ce qui engendre très souvent des dérapages et tensions.

Toutefois, la société humaine fonctionne d’une façon assez imbriquée au point où on ne peut plus se passer de l’autre, l’étranger pour répondre aux besoins de notre confort de vie, de notre croissance économique.

Comment lutter contre ce dérapage et ce sentiment d’insécurité partagé ?   En quoi ce sentiment d’insécurité est partagé aujourd’hui et devient susceptible d’ébranler la cohésion sociale ?

D’un côté, le système économique encensé actuellement, évolue selon ses règles sur lesquelles l’état a peu d’emprise et engendre une précarité professionnelle, laisse sur le carreau plusieurs pans de la société dont les autochtones et engendre une tension quasi permanente. Pour la population, dès 45 ans, le risque d’être mis à la porte de son travail augmente et crée un malaise ou mieux un mal-être, qui s’exprime parfois sous une forme d’opposition caractérisé par le nous et eux. 

De l’autre côté, Les familles issues de l’immigration vivent et partagent aussi ce sentiment insécurité, car pour les parents, ils perdent parfois la sérénité de laisser l’enfant jouir de sa quiétude avec les pairs, les amis d’école, au parc du quartier.

A ce jour, le moyen le plus efficace pour lutter contre les dérapages et ce sentiment d’insécurité partagé réside dans l’éducation à vie et une communication apaisée.

Il convient de réfléchir sur les différents leviers qui peuvent être utilisés pour amplifier cette éducation tout au long de la vie, l’éducation populaire etc. Au-delà des valeurs humanistes nourries par le corpus des droits humains et libertés fondamentales enseignés dans nos écoles, nos espaces de vie, ma pensée va vers la culture, le sport, l’engagement citoyen. Et ce travail ne peut être laissé seulement au département de la jeunesse et formation. Dès la rentrée de septembre, ces pistes devraient être amplifiées.

                                                                                                                                              Didier NSASA

Clôture de l’année scolaire

L’année scolaire touche à sa fin pour plusieurs jeunes.  Pour ceux qui fréquentent Maison Kultura, une soirée de clôture est organisée le 29 juin de 18h à 23h à l’Espace sécheron. Avenue Blanc, n°7. 1202 Genève.  Une soirée frappée du sceau de la culture et de divertissement. Skech, musique avec les jeunes du groupe Mesob Band et King san. Les associations membres, les amis et les parents sont invités pour dire au revoir à ceux qui ont trouvés leurs places d’apprentissage et qui nous quittent.

Rentrée septembre 2018

 

Journée interculturelle

 

Le samedi 29 septembre, la fédération avec des associations membres organisent une journée interculturelle et de réflexion sur le thème de la :

CO-EDUCATION ET LES ENJEUX LIES à LA POPULATION MIGRANTE.

Salle des Asters,

Rue de Servette

1202 Genève

De 14h à 22h.

 

Cette réflexion trouve sa place dans l’élan de la rentrée scolaire face aux tensions que connaissent l’école avec la crise de l’autorité, l’obligation d’intégrer, la contestation etc. Nous estimons qu’il est utile d’associer les parents migrants dans cette réflexion afin qu’ils partagent aussi leur perception, leur ressenti et les échos de leur engagement.  Nous invitons les associations qui veulent participer à cette journée de se joindre à nous en appelant au 022 340 7111.

 

 

I.        Axe Formation

Dès le 3 septembre 2018, la rentrée scolaire sera assurée pour tous nos ateliers de formation.

  1. Espace jeunes Espoir

La question des jeunes migrant.e.s en rupture ou récemment arrivé.e.s  est  traitée de plusieurs manières. Sortant du débat, nous avons répondu par le programme Espace Jeunes Espoir. Initialement conçu pour aider les jeunes à retrouver les réflexes scolaires avec un programme complet de remise à niveau.

Avec le recul, la prise de conscience du fait que ces jeunes, tout en ayant des problèmes spécifiques, ils/elles sont d’abord de jeunes. Comme tous les jeunes, au-delà des cours, ils veulent vivre comme les autres jeunes. De ce fait, durant l’année 2018, en tant qu’Espace, nous souhaitons développer les activités, à travers lesquelles, ils/elles investissent cet espace et mettent en exergue leur capabilité.

Au sujet de formation, nous invitons les jeunes de consulter ce lien. https://www.swiss-skills.ch/fr/2018/visiteurs/orientation-inspiration/

 

  1. Cours intensif de français et renforcement scolaire (8 Heures par semaine)

Les jeunes qui souhaitent s’insérer dans le programme Espace jeunes Espoir, mais dont le niveau ne permet pas de le faire, un cours de renforcement de français en intensif. Il est nécessaire d’assurer l’inscription avant le 3 septembre 2018, jour de la rentrée, les places sont limitées. La priorité est accordée aux détenteurs de permis F et B. Les cours se passent les lundis, mardis, jeudis et vendredis.

Cours de français du soir (Lundi et jeudi)

Comme d’habitude, nos cours débutants et faux débutants du soir continuent aussi. Il y a encore quelques places disponibles.

Soutien et aide aux devoirs

L’aide aux devoirs reprend également durant la semaine du 3 septembre. Merci aux parents d’assurer les inscriptions avant cette date.